instagram twitter facebook courriel Contact

PHOTOS

 

VIDÉO

FacebookTwitter
Votez pour votre duchesses

Anne-Marie Bouchard

Saint-Jean-Baptiste

Jeudi… action!

Je te raconte une histoire, comme un film en images détachées…

Saint-Jean-Baptiste-latourelle

Ça commence par un vent fou, coin Deligny et La Tourelle. Comme un petit rire entre les fils, une rumeur qui court d’une fenêtre à l’autre. Ça sent la tempête, il va y avoir une tempête… Alerte météo… (Pas d’école demain?)… Mais aujourd’hui y fait beau… La météo occupe toujours une grande place dans nos vies. Même si on veut être savant, ou intello, ou fonctionnaire. Même si on s’imagine poète, ou cinéaste, ou photographe. Même si on sert des bières de microbrasseries, du café torréfié sur place, des gaufres au sirop d’érable. En haut de la rue Deligny, au coin de l’école, sur d’Aiguillon et sur Saint-Jean, il y a les deux brigadiers. Beau temps, mauvais temps. Je connais surtout celle sur Saint-Jean, parce que c’est elle qui veille sur mes enfants, quand elles vont et viennent de l’école. Quand le temps est extrême, quand les rues sont glissantes, et les automobilistes impatients, c’est elle qui retient les enfants pour qu’ils attendent avant de traverser que les autos soient bien arrêtées. Elle a toujours le sourire, elle reconnaît son petit monde, et les parents qui vont avec. Elle le sait toujours quand j’ai manqué les filles, quand elles ont quitté la cour d’école avant mon arrivée. (Je suis un maman en retard…) Les filles la trouvent sévère, parce qu’elle les oblige à attendre «le bonhomme» avant de traverser. Elles essaient de la contourner, en faisant un détour par d’Aiguillon. Bon, en sixième année, on est rebelle. Je sais qu’elles savent comment marcher dans le quartier, parce qu’elles marchent en ville depuis toujours. Elles le savent depuis leur naissance, que les autos c’est dangereux. Mais quand même. J’ai interdit d’Aiguillon. Trop de trafic de transit. Allez donc dire bonjour à la brigadière, les filles! Surtout l’hiver, quand les trottoirs oscillent entre patinoires et monticules.
Saint-Jean_Baptiste_HonoréMon histoire se poursuit là. Aux limites de mon quartier. Là où des beaux inukshuks montent la garde du Carnaval. J’ai beau chercher, par là, pas de tempête à l’horizon. Juste du ciel bleu et les montagnes au loin. C’est vrai que c’est le nord. Je suis au sud de mon quartier, mais en haut de la côte. Le nord est en bas, ce qui est contraire aux cartes. En deux dimensions, en plaçant le nord en haut, on dirait qu’il faut toujours monter pour aller dans le nord. Du nord, on descend vers Québec. On monte vers la Côte-Nord. On descend aux États. Dans mon quartier, c’est le contraire. On monte vers le sud, vers René-Lévesque. On descend vers le nord, vers Saint-Roch. Je sais pas, moi, je trouve ça fascinant. C’est pour ça que j’ai pas le sens de l’orientation, je pense. J’incorpore des inclinaisons dans le cartographique.

Saint-Jean-Baptiste-St-OlivierSi on faisait un ménage du quartier, qu’est-ce que ça donnerait? Qu’est-ce que ça veut dire, un ménage de quartier? Ça s’est passé déjà, je pense. On est propre, maintenant. En gros. À demi gentrifiés. Les maisons de chambre, de passe, les squats. Le grand ménage des années 90. Ou 80. Pourquoi j’ai pensé à des gens? Parce que politiquement, c’est ça le ménage. On chasse les indésirables, les indésirés.

Je voulais pas partir là-dessus. Je voulais penser vert. Comme quand on dit: nous voulons devenir un éco-quartier, mais à partir de ce qui est déjà là, existant. En ajoutant des toits verts, des ruches, en facilitant le compostage. Comme quand on dit: venez jardiner sur le parvis de l’église, ou qui sait, dans la cour d’école. Comme dans: je suis encore idéaliste, mais j’ai été bousculée par le temps qui passe, avalée par mon siècle, par le monde. Par les nécessités banales de la vie quotidienne.

Saint-Jean-Baptiste-st-joachimC’est une histoire qui finit en coup de vent, comme elle a commencé. Sans que je sache vraiment si ce soir il va neiger. J’aimerais ça, moi, une tonne de neige neuve. Parce que ça déguiserait le quartier. Un bon prélude pour un bal masqué!

FacebookTwitter

Mercredi… sur un air de chanson, avec une guitare

Saint-Jean-Baptiste-Ste-Marie

Dans Saint-Jean-Baptiste, on marche dans les rues
On fait du hors-piste, on cherche notre salut

C’est de bon ton de s’conduire en piéton
(de toute façon y a pas d’parking)
On veut pas de stationnement
On veut des logements
Abordables pour les familles
Si possible avec du rangement
Des fenêtres pis d’la lumière
Des coopératives pis des jardins
C’est pas parce qu’on est en ville qu’on n’aime pas la verdure
On aime vivre à pied pas en voiture

Saint-Jean_Baptistepatins

Dans le faubourg on veut des commerces
Mais de ceux qui nous reconnaissent
Pis qui nous disent bonjour
Arrêtez d’vous exiler sur Saint-Joseph! Abandonnez-nous pas!
Boucherie, poissonnerie, pizzeria
Je l’sais, vos loyers sont chers aussi
C’est ça la vie d’locataire
Des fois on veut pas mais on subit

Saint-Jean-Baptiste_Felix-Gabriel-Marchand

On fête la musique, le carnaval, la fierté gaie
l’Halloween, la Saint-Pat, l’été
On aime ça se retrouver pis jaser
Surtout quand Saint-Jean est fermée
On fait pas ça tellement pour les touristes
J’pense juste qu’on aime les partys
Pis qu’on a une belle vie de quartier
Dans notre Saint-Jean-Baptiste

Saint-Jean_Baptiste_st-real

Oui oui, on est tassés
L’étalement urbain on n’est pas pour
À 9 000 dans même pas 2 kilomètres carrés
C’est ça le faubourg
Ça veut pas dire qu’on s’laisse écraser
Comme notre loup on sait bondir
Sauter le mur pis parler fort
Notre quartier existe encore

Dans Saint-Jean-Baptiste, on marche dans les rues
On fait du hors-piste, sur des airs connus!

Saint-Jean_Baptiste_Loup

 

Si j’avais pu j’l'aurais chantée
Mais c’est vraiment pas mon métier

(S’cusez-la!)

FacebookTwitter

Mardi, les bulles…

 

bullesLes bulles, c’est mieux que les bleus. On se sent léger, mais un peu fragile. Comme la lumière du soleil en fin d’après-midi: claire-obscure, glacée, éphémère. Le soleil de 3 heures et demie, l’hiver, tombe dans l’axe des rues parallèles à Saint-Jean. Alors, quand on va vers l’ouest, sur Richelieu ou Lavigueur, on ne voit pas vraiment où on va: on marche vers le soleil, à l’aveuglette.
3ecoleQuand les enfants du primaire sont à l’école, ce sont les amis de la garderie qui viennent y jouer. On y rencontre toujours les mêmes parents, quand la cloche est presque sonnée. Des conciliabules s’y tiennent, des rencontres de mamans qui deviennent des amies.

C’est bien d’avoir un endroit pour apprendre à faire du vélo, ou du skate. Parce dans les côtes, c’est raide. Même si La Tourelle ou Saint-Olivier ont l’air plates, c’est faux. Il y a a de la pente. Alors l’été, même quand l’école est fermée, y a des enfants qui jouent ici. Et puis, ce sont les seules balançoires du quartier!
richelieuLa vie en poussette ici, c’est quelque chose! Les enfants apprennent à marcher jeunes, parce que les poussettes brisent vite. Les enfants ici marchent beaucoup. À l’école, on a même un Trottibus. C’est du moteur de jambes courtes, mais efficaces! C’est ce qu’il y a de bien, dans la vie en ville: on peut tout faire à pied.

Saint-Jean_Baptiste_minibus
Merci à Annabelle Frenette pour les photos où j’apparais. Une séance par froid glacial, où tous les briquets refusaient d’allumer les feux de bengale!

Clairefontaine

FacebookTwitter

Dentelles de glace

Le soleil fait fondre la glace, entre deux jours de froid.
Saint-Jean_Baptiste_goutteLes toits mansardés, c’est beau, mais parfois mal isolé! Piétons, surveillez au-dessus de vos têtes! Et vous, automobilistes, si vous croisez beaucoup de piétons dans les rues, hors des trottoirs, soyez compréhensifs: nos trottoirs sont étroits et des épées de glace menacent de nous transpercer!

Saint-Jean_Baptiste_dentelle3 Il y a un palais de glace pas loin de chez moi, et un hôtel de glace dans un autre quartier. Dans les rues de Saint-Jean-Baptiste, sous le soleil, c’est la nature qui pare la ville! Les ombres, la lumière, les angles soudain saisissants…
Saint-Jean_Baptiste_dentelle1
Les toits deviennent à la fois méconnaissables et familiers. En après-midi, avant que les autos s’emparent des rues, on entend les gouttes tomber, les amas de neige des toits glisser soudain, aidés par une pelle ou juste à cause du soleil.

Saint-Jean_Baptiste_dentelle2Des festons, de la dentelle, des jupes de glace et des donjons de verre… Si j’étais haute comme trois pommes, j’imaginerais des mondes sous les toits. Des cachettes et des chemins secrets, des trésors et des fées.
Saint-Jean_Baptiste_glaceMais c’est difficile de rêver, quand on s’essouffle à grimper les côtes! Mon quartier a deux visages: la semaine, et la fin de semaine. Les vacances, et les jours de travail! Le haut et le bas? Parfois, les rues sont envahies de marcheurs, promeneurs, touristes qui viennent de loin ou de proche faire un tour sur Saint-Jean, qui débordent des murs et viennent profiter du faubourg. La nuit, la faune est différente, grégaire et bruyante. Mais le jour, pendant les semaines d’hiver, j’habite un autre univers, tranquille, mais vivant.
Saint-Jean_Baptiste_poussetteUne poussette, un facteur, trois propriétaires qui font déblayer leur toit; la petite troupe de la classe de Michel, la Paternelle de notre école, qui revient d’une sortie à Vu; les amis des deux garderies familiales, qui glissent dans le parc Berthelot à grands éclats de rire; des savants (étudiants?) penchés sur leurs travaux, aperçus à travers la vitrine du café…

Saint-Jean_Baptiste_facteurDes camions de livraison, et moi, l’appareil photo à la main, insolite, qui prends des instants de rien.

FacebookTwitter

Samedi de lire…

Inspirant, mon quartier est le théâtre de plein d’histoires…

Mon préféré, mon incontournable: Jacques Poulin. Les mots sobres, mais tellement justes! Le chapitre 13 de L’homme de la Saskatchewan est une longue promenade dans le quartier, racontée par Francis qui recherche la Grande Sauterelle. Je recopierais le chapitre entier ici, si je m’écoutais… mais bon, un petit extrait seulement:

Chercher quelqu’un qu’on aime beaucoup, sans être pressé, il n’y a rien de plus réconfortant. Cette personne se trouve dans votre tête, elle est déjà avec vous, et plus le temps passe, plus vous devenez amoureux.

En longeant le muret de l’ancien cimetière St. Matthew, j’examinai un par un les gens assis sur les bancs ou dans l’herbe; je fis même quelques pas à l’intérieur pour regarder si la Grande Sauterelle ne se trouvait pas dans le coin le plus éloigné, où reposaient les parents irlandais de la belle Marine.

Elle n’était pas dans le parc.

Je tirai la lourde porte de l’église, qu’on avait transformée en bibliothèque. Passant à coté du comptoir de prêt, je fis le tour des tables et des allées. Aucune trace de mon amie, mais c’était quand même réjouissant de voir les couleurs que le soleil allumait dans les vitraux du vieux temple protestant.

Saint-Jean_Baptiste_clochers
Et puis, dans un autre registre, Mylène Gilbert-Dumas. Son roman porte un titre sans équivoque: Les deux saisons du Faubourg.

La ville paraît étrangement calme et sereine quand on la regarde du haut d’une tourelle, à minuit un soir d’hiver. À cause de l’épaisseur des murs, le rebord de la fenêtre est aussi large qu’un banc de parc. Adélaïde s’y est installée, les jambes repliées. Sur ses genoux repose un carnet à dessins qu’elle maintient en place de sa main gauche. Dans la droite, un crayon s’active pour reproduire les lignes verticales des édifices, les lignes horizontales des fils électriques et des trottoirs, la courbe des épaules de l’homme qui descend la côte de la rue Sainte-Claire en direction de l’ascenseur du Faubourg.

Saint-Jean_Baptiste_toitnuit

Chrystine Brouillet aussi hante le quartier… Surtout son personnage Grégoire. Le voilà justement, dans Les fiancées de l’enfer.

Il fit un détour par le cimetière; qu’y avait-il d’inscrit sur la tombe qui retenait l’attention de Marie-Ève? Elle s’agenouillait devant une des deux seules tombes protégées par des petites grilles qui ressemblaient à celles qui brodaient le cimetière. Grégoire poussa la porte, sourit au bruissement des feuilles mortes qui collaient à ses chaussures et buta sur une pierre avant d’atteindre la tombe recherchée.

Des Wilde y avaient été enterrés. Un père et ses enfants. Catharine – aged 15 months. Quel lien unissait Marie-Ève à ces Anglais? Elle avait un nom qui sonnait plutôt russe ou polonais. Et même si elle leur était apparentée, elle ne pouvait pas pleurer la mort d’un ancêtre qu’on avait enterré depuis si longtemps.

Grégoire sortit du cimetière. Le drapeau aux couleurs gaies qui flottait au dessus du Drague claquait au vent. Il hésita. Une bière ou non? Il alluma une cigarette et inspira la fumée avec soulagement. Le néon rose du bar clignota, il se décida à passer la porte. Il boirait un café-cognac. Ça le réchaufferait.

Saint-Jean_Baptiste_biblio

Plusieurs autres auteurs ont mis en scène le faubourg… En connaissez-vous? Qui se cache dans vos bibliothèques?

FacebookTwitter

Les réponses du rallye!

Saurez-vous retracer mes pas? Ah ah! Voilà, pour me suivre dans ma promenade, vous devez commencer près de la coopérative d’habitation l’Escalier.

Clocher
Clocher vu du 3e étage de la coop l’Escalier. Ok ok, j’ai un peu triché! Tu dois traverser le parc Berthelot et te diriger vers la rue des Augustines.
café
Café: un graffiti dans la rue des Augustines, du coté gauche. Continue vers Saint-Gabriel.
Bleu
Bleu: La maison des jeunes! Coin des Augustines et Saint-Gabriel.
ombres
Ombres: en passant sur la rue Saint-Gabriel, en face de la maison des jeunes.  Marche sur Saint-Gabriel vers le Centre des congrès.
grille
Approche-toi, tu verras la grille de la porte d’entrée du YWCA, coin Saint-Gabriel et Saint-Joachim. Continue sur la rue Saint-Joachim.
fenêtre
En haut, premier immeuble après le cimetière: c’est la fenêtre du Drague. Une robe colorée en vue! Tu peux descendre la rue Saint-Augustin et tourner sur la rue Saint-Jean, vers la bibliothèque.
maman
Traverse la rue au coin, et continue jusque chez Érico. Savoure la vitrine. Puis en levant la tête, peut-être que tu découvriras comme moi ce message. On ne sait pas c’est pour quelle maman, mais je le prends personnel! Continue jusqu’à la rue Sainte-Claire et descends la côte. Attention! Regarde bien!
Saint-Jean_Baptiste_rallye17
Zèbre: rue Sainte-Claire.
Saint-Jean_Baptiste_rallye8
Maximum 20: rue Sainte-Claire, rue partagée.
Saint-Jean_Baptiste_rallye9
Glaçons: rue Saint-Claire, on continue à descendre!
Saint-Jean_Baptiste_rallye10
Holk: rue Sainte-Claire, encore plus bas! ‘Est longue, la côte!
Saint-Jean_Baptiste_rallye11
En réparation: rue Ste-Claire. ‘Est longue, mais passionnante! Tu dois tourner sur la rue Lavigueur, ne la manque pas! Il ne faut pas descendre l’Escalier du Faubourg, mais te diriger vers la côte Badelard.
Saint-Jean_Baptiste_rallye12
Regarde le dernier immeuble avant la côte. Il est là, le sofa! Continue sur la rue Lavigueur, elle est agréable.
Saint-Jean_Baptiste_rallye13
Austérité: presque au coin de la côte Badelard, en remontant la pente. Mais cette affiche, je l’ai vue partout dans le quartier cette semaine.
Saint-Jean_Baptiste_rallye14
Love: plus haut sur la rue Lavigueur, presque rendu à la rue Sutherland. Tu peux monter maintenant, on reviens sur la rue Saint-Jean! Mais si Sutherland est trop à pic pour toi, ne te gêne pas, prends la rue Philippe-Dorval, elle est un peu moins pire, et puis tu profiteras en passant de la vue sur Saint-Roch et de la tour Martello.
Saint-Jean_Baptiste_rallye15
Tourne sur la rue Saint-Jean en revenant vers l’est. Je sais, je sais, on tourne en rond! Mais c’est un peu ça, une promenade, non? Tiens, en passant, vers le sud: le restaurant Angkor sur Saint-Jean, en haut de la rue Sutherland.
Saint-Jean_Baptiste_rallye16
Et juste un peu plus loin, vers le nord, il y a des bas-reliefs sur la façade de l’école Saint-Jean-Baptiste, sur la rue Saint-Jean. Écoute! Tu entendras sûrement les enfants jouer dans la cour si c’est la récréation!

Alors? Tu as aimé?

FacebookTwitter

Un p’tit tour populaire du quartier?

Un quartier militant!

Un quartier militant!

Mon quartier existe tel qu’il est grâce à des luttes populaires importantes. Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste en garde la mémoire et la maintient vivante, tout en continuant de protéger les droits des citoyens. C’est étrange de jouer les touristes, mais en même temps, je me souviens de ce qui a secoué ou marqué l’histoire de mon quartier: le Sommet des Amériques, l’occupation de l’îlot Berthelot… Et je découvre la place des anglophones, les destructions évitées, l’histoire de la place d’Youville… Un parcours est disponible, en audio-guide ou sur Internet:

http://www.unehistoirepopulaire.net/

Une autre manière de parcourir Saint-Jean-Baptiste!

Rue Ste-Claire

Rue Sainte-Claire: en haut de la rue, le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste

Un parc avec une histoire chargée… et un peu de trop rare verdure dans le faubourg.

Cimetière historique - parc urbain

Cimetière historique – parc urbain

L’embourgeoisement du quartier a causé la disparition de plusieurs commerces hors de la rue Saint-Jean, mais il en reste encore quelques-uns. Avec le travail autonome et le télé-travail, cependant, on peut penser que beaucoup de travailleurs exercent leur métier dans le quartier, sans toutefois avoir une enseigne sur rue.

Un quartier populaire...

Un quartier populaire… avec des commerces de proximité

Le patrimoine architectural du Faubourg St-Jean date des XVIIIe et XIXe siècles. Il a été construit et planifié sur la base des techniques artisanales de construction. [...] Le Faubourg St-Jean comprend plusieurs ensembles de maisons de ville qui forment des îlots d’une grande élégance. Les rues de la Tourelle et St-Olivier, par la régularité morphologique du bâti, ont une personnalité urbaine très forte qui doit être préservée.

Tiré de: Le Faubourg St-Jean, une étude socio-économique,  rédigée par Marc Boutin, pour le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, édition de l’été 2013 (www.compop.net)

Logement dans le quartier: immobilier, spéculations, logement social...

Logement dans le quartier: immobilier, spéculations, logement social…

La présence de coopératives, qui comptent pour environ 10% des logements du quartier, aide à retenir plusieurs familles dans le faubourg. La spéculation immobilière, la grande mobilité des locataires (les déménagements annuels) et les conversions d’immeubles locatifs en copropriétés indivises ont contribué à faire augmenter les coûts des logements dans le quartier.

à louer

À louer

 

À louer

À louer

Ce qui nous ramène au Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, qui s’intéresse principalement au réaménagement urbain et au droit au logement. J’avoue que ces questions me touchent énormément! J’suis une fille de coop, moi…

Allez, une petite dernière vue de mon quartier, avec un de ces immeubles les plus récents: le YWCA.

Vue depuis le centre des Congrès.

Vue depuis le centre des Congrès

FacebookTwitter

Dans le faubourg, on est en affaire!

Saint-Jean_Baptiste_affaires

Un petit clin d’oeil aux commerçants du quartier. Ils font plus que partie du paysage: ils créent l’ambiance et l’appartenance!

Des institutions qu’on ne veut pas voir disparaître: Érico, l’Épicerie européenne, Moisan, le Crac, l’épicerie St-Olivier… Avez-vous déjà remarqué qu’au-dessus des écriteaux du Crac et de la Carotte Joyeuse, il y a un oiseau perché?

Pour les enfants, la vitrine de chez Érico est un must. Quand elles ont de la monnaie, les filles se font une joie d’aller prendre des échantillons de chocolat dans le Choco-Musée à 25¢ la portion. Quand on habite le quartier, on est vite reconnus chez nos commerçants. C’est rassurant, quand les enfants partent seuls pour l’école, on sait qu’il y a un réseau d’yeux qui veillent sur eux tout au long du chemin, et qu’il y a plein de portes où aller se réfugier. Chez Boutch, chez Langlois, à la Duchesse d’Aiguillon, au ComPop, chez Simon, chez Rona… Nos enfants, on en prend soin! Faut dire que les familles dans le quartier, on est aussi une force créatrice d’ambiance et d’appartenance!

Juste deux exemples d’enfants qui ont le sens des affaires:

Simone, quand elle avait sept ans, s’était installée près du parc Scott, en face du dépanneur, pour tester son petit commerce: la vente de pansements à 10¢ l’unité. Son plan d’affaires était très bon: «On se fait souvent mal quand on joue dans le parc. Alors on a toujours besoin de pansements.» Son produit ne lui coûtait rien à acheter, puisqu’elle s’était contentée de prendre la boîte dans ma pharmacie. Et comme elle était en face du dépanneur, elle pouvait tout de suite aller «manger» son profit!

Sous le kiosque du parc Berthelot, l’été, vous verrez souvent une table à limonade. Les enfants du voisinage s’y installent en rotation, ils travaillent fort! Même que l’autre été, Florent s’est ramassé assez d’argent pour acheter un iPod. Il a travaillé fort! On a vu son kiosque toutes les fins de semaine, au coin de la rue des Zouaves, pendant toutes les fêtes de quartier.

Qui sait? Peut-être qu’un jour, Florent ou Simone tiendront boutique dans le quartier! Ils attendent d’avoir l’âge d’enfin aller porter leur CV chez Tutto Gelato ou Érico… Quoi de mieux comme travail aux yeux de gourmands de dix ans?

FacebookTwitter

Mardi: rallye

Saurez-vous retracer mes pas?

Clocher

Clocher

 

café

Café

Bleu

Bleu

ombres

Ombres

grille

Grille

fenêtre

Fenêtre

maman

Maman

Saint-Jean_Baptiste_rallye17

Zèbre

Saint-Jean_Baptiste_rallye8

Maximum 20

Saint-Jean_Baptiste_rallye9

Glaçons

Saint-Jean_Baptiste_rallye10

Holk

Saint-Jean_Baptiste_rallye11

En réparation

Saint-Jean_Baptiste_rallye12

Sofa

Saint-Jean_Baptiste_rallye14

Love

Saint-Jean_Baptiste_rallye13

Austérité

Saint-Jean_Baptiste_rallye15

Voyage

Saint-Jean_Baptiste_rallye16

Jean Bap s

Alors? Par quelles rues suis-je passée? Allez, gêne-toi pas! Dans les commentaires, écris le titre de la photo et le nom de la rue! Amuse-toi bien!

FacebookTwitter

Merci