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Franie-Éléonore Bernier

Saint-Roch

Gabrielle Roy

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Cette photo a été modifiée. La version originale est attribuée à Claude Boucher Source : Wikemedia Commons

Gabrielle-Roy l’établissement mère

La bibliothèque Gabrielle-Roy, intéressant lieu, intéressant nom. La bibliothèque rend hommage à cette femme. J’aurais le goût de la proclamer la mère du quartier. Est-ce que mon statut de duchesse me le permet?

La mère du quartier aux enfants illégitimes. Des enfants maculés qui rôdent et qui, en masse, viennent se réfugier à la chaleur de l’établissement matriarcal. Là où Gabrielle impose son couvre-feu, du moins je m’y plais à y penser, lorsqu’il se fait tard et que les lumières se tamisent dans la chaumière des écrits qui restent. Ces adoptés qui ont froid, ces gens qui ont faim pour un ragoût de mots adéquats aux situations particulières, roses ou bien cuites. Ces gens qui ont soif de connaissance ou soif d’enivrements divers, que ce soit ces rêveurs qui veulent étancher leurs envies vagabondes ou ces étudiants qui cherchent le calme pour avancer dans leurs conclusions. Elle enseigne de belles choses par ses écrits et par la vie qu’elle a décidé de tracer d’elle-même. Gabrielle Roy, l’indépendante, la mère par défaut en ces lieux où la vie se poursuit, année après année, du plus petit au plus ancien, des plus fournis aux traits fins, remplies de plis, de dessins, de vécu dans le visage, les pages se tournent, ici et là. Cet espace commun fascinant à observer, là où chacun trouve son compte. Cette bibliothèque qui lui rend hommage et qui l’établit au cœur de Saint-Roch, au cœur de chacun, permettra d’entendre et de voir, pour toujours, sur les lèvres des touristes et des citoyens de Saint-Roch, son nom prononcé avec tous les accents possibles : Gabrielle Roy, beautiful woman.

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Annette & Basil Zarov, Montreal – Courtesy of François Ricard, the Gabrielle Roy Fonds, Wikemedia Commons

GABRIELLE ROY L’AUTEURE
Gabrielle Roy, femme de profession, rêveuse.

Elle aimait les enfants, mais elle n’en a pas eu. Les enfants l’aimaient, elle n’était pas comme toutes les maîtresses d’école. Elle jouait avec les enfants, elle voulait jouer. Elle alla à Paris étudier l’art dramatique, ce n’était pas pour elle. Elle le réalisa et se réalisa dans un autre domaine, l’écriture. Cela l’attirait, elle éprouvait un réel plaisir à écrire. Elle le découvrit et l’exprima en y dédiant beaucoup de son temps, toute sa vie. L’observatrice, la solitaire bien habitée, dans son espace de création, son havre de paix, elle rédigeait et transposait ses pensées, ses souvenirs, des images uniques, d’une grande importance à ses yeux. Des yeux qui voulaient voir des profondeurs, voyager, se souvenir pour rendre hommage. Entre autres, à une mère. Une mère bien différente d’elle, confrontée à une réalité générationnelle qui ne plaisait guère à l’écrivaine. Sa mère, une source inépuisable d’inspiration, une influence qui transparut dans ses choix, ses rapports à l’écrit, à la vie. Elle admirait sa mère. Elles vécurent avec une dévotion partagée, réciproque, mais concernant des sphères différentes. Gabrielle Roy composa toute sa vie avec les éléments qui l’entourèrent. L’encre au creux de la paume ouverte et invitante, elle appliqua sur les racines québécoises son héritage vivace. Cette paume douce et chaude comme ces étés délicieux sur la terrasse du chalet à Petite-Rivière-Saint-François, son havre éternel…  Elle écrivit.

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Les barrières imaginaires

Dans Saint-Roch, on a des voisins. Ils sont très proches et de tous les côtés. On est tous un voisin pour quelqu’un. Les murs ne sont pas toujours très bien isolés, on peut même dire que parfois on est des colocs. On entend des histoires, des sons, on est des témoins de la vie d’autrui.

Mon voisin du haut met de la musique forte et joue du saxophone à des heures très variées, voire souffrantes. Il n’a jamais daigné m’ouvrir la porte ni même répondre à l’une de mes lettres parfumées à la fragrance «Espoir d’un consensus». Il m’a néanmoins inspiré ce poème et il a participé (sans le savoir) à la trame sonore de cette vidéo. Il faut prendre le négatif pour en faire du positif, comme qu’ils disent, haha!

Cette vidéo est en premier lieu un cri du cœur, mais vise aussi à promouvoir le respect et l’harmonie dans le quartier.
Soyons humains, soyons voisins! :)

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Le rap de Mc Downtown

Êtes-vous prêts à lever les mains et à danser sur le beat de Mc Downtown?
On a eu le rap de la duchesse de Limoilou et maintenant voici le rap de la duchesse de Saint-Roch!
«Les mains dans les airs, on célèbre au Downtown… Together in the difference!»

Texte: Franie-Éléonore Bernier
Musique: Christophe Neault (accès au portfolio)
Voix: Franie-Éléonore Bernier et Christophe Neault
Caméra: Marc-Antoine Blais, Mathieu Blouin, Samuel Gosselin
Montage: Franie-Éléonore Bernier

Un grand merci à tous les figurants et à La Cuisine.

N’oubliez pas de mettre la vidéo en HD.

 


 

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Entrevue de duchesse épisode 2: L’Établi

Dans ce deuxième épisode, on découvre L’Établi, un immanquable dans le quartier Saint-Roch. Pour vous rendre à L’Établi, consultez l’épisode 1 et pour d’autres informations, rendez-vous sur leur site Internet.

Avec: Stéphane Bourgeois et Étienne Dionne
Caméras: Franie-Éléonore Bernier et Simon Beaulieu
Son: Guillaume Lapointe
Montage: Franie-Éléonore Bernier

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Entrevue de duchesse épisode 1: KINOMADA

Voici une entrevue avec Yannick Nolin, un des membres fondateurs de Kinomada.
Il nous explique qu’est-ce que Kinomada lors d’une jolie promenade hivernale dans Saint-Roch. Il fait froid, on aime plus ou moins mon concept à ce temps-ci de l’année, haha!

Prochaine semaine de création: 20 au 28 mars.

Caméra: Yannick Nolin, Franie-Éléonore Benrier, Simon Beaulieu
Son: Guillaume Lapointe
Montage vidéo: Franie-Éléonore Bernier

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Saint-Roch City

Le quartier Saint-Roch tombe en ruines. Le manque de neige a terni le quartier et les gens qui l’habitent. Une ambiance obscure et déprimante donne un sentiment amer et nostalgique aux habitants. Arriveront-ils à retrouver la neige et à faire de ce quartier un endroit où il fait bon vivre à nouveau?

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Sacré Saint-Roch

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Saint-Roch mon pote.
T’es pas juste beau de loin. En fait, plus que je me rapproche, plus que j’te trouve cute.  Avant t’avais quelques boutons. Ben, t’en as encore, mais là sont un peu moins gros pis blancs.

Saint-Roch, tu as une belle moustache. 
J’ai l’impression que tu me souris tous les jours. Est-ce que tu souris à tout le monde? Je pense que oui. L’autre jour, j’ai demandé à Denise.

Saint-Roch, comment fais-tu pour avoir de si grands bras?
Comment fais-tu pour accueillir tous ces gens si différents près de toi? Ils ne se battent pas pour avoir une place de choix dans tes étreintes? L’endroit le plus doux, ton pectoral mou. Où l’on peut appuyer la tête, y faire la sieste, s’y baigner en bedaine, au chaud, enlacés. Tu aimes vraiment tous ces gens? Oui, on est bien avec toi Saint-Roch. Même si parfois ton piercing de mamelon me chatouille l’oreille.

Saint-Roch, le nouveau ou l’ancien.
Les gens t’aiment pour ce que tu es. N’écoute pas ces gens qui donnent des coups de marteau dans tes rues. Dis-toi que c’est comme si l’on t’épilait les jambes après un hiver bien long. Ils veulent t’embellir, qu’ils disent. Mais moi, Saint-Roch, je t’aime… Avec tes poils bien drus et bien foncés. Demande-leur de te laisser les aisselles au pire.

1781367_10153714804385184_158175973_nSaint-Roch, es-tu une fille ou un garçon?
Ouais, t’as ben raison, on s’en câlisse.

Saint-Roch, tu rockes!
Ok… On a dû te la faire souvent! Je m’excuse.

Saint-Roch, tu aimes les artistes.
Les gens qui jouent de la musique, de la prose, la comédie, les gens qui rient.
Où les pleurs, les cris des gens qui s’expriment «fais donc ta rouge, le cave!», tu aimes les couleurs claires et plus graves. À l’intérieur ou à l’extérieur, des espaces urbains où les barrières sont brisées, mises à jour. On s’exprime et on s’exprimera toujours…
« Non, je ne ferai pas votre foutu test de scientologie! »

Saint-Roch, l’automne.
L’air renouvelé, caresses de souvenirs. À ces rencontres dans les minuscules rues de Saint-Roch, parapluie en main, galants contorsionnistes, on veut se laisser passer, surtout sans descendre des trottoirs. On danse.

Saint-Roch, l’hiver.
Les joues rouges, ivre de tendresse. Merde, l’ascenseur est fermé…

Saint-Roch, le printemps.
Promener ses épaules nues sous un soleil décevant. « Devrais-je me débarrasser de mon vieux divan laite? Merde… Il fait ben frette. »  J’affronte ce froid, je rebrousse chemin, pour ce petit sofa à pois aperçu sur le coin de la Couronne et du Roi. « Merde… Il est passé où, tabarnak? »

Saint-Roch, l’été.
Orgasme. «Eille, ramène ta bière en dedans!»

Sacré Saint-Roch.

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